Caroline kennedy, future Sénatrice de New-York ? par Nicolas Martin-Lalande, 22.12.08.
Retrouvez les chroniques américaines de Nicolas Martin-Lalande, chercheur au CET, pour l'Institut Thomas More - Global issues program.
Union européenne : l’illusion du volontarisme , par JS. Mongrenier pour l'Institut Thomas More.
Retro-eclairage sur la Géorgie, par Guillaume de Rougé Perspectives d’une Politique étrangère de sécurité commune au Sud-Caucase. article publié dans la revue Dialogues Européens n° 6 (automne 2006).
Retro-Eclairage sur l'Afghanistan, par Nicolas Martin-Lalande, Note mensuelle n°1 du Lasma - Juin 2007. Afghanistan, Irak, même combat Le mouvement insurrectionnel transfrontalier emmené par les néo-Talibans en Afghanistan : facteurs, acteurs et perspectives de l'insurrection comme de la contre-insurrection.
Uqam, décembre 2006, Le Pakistan, protagoniste de l'insurrection en Afghanistan . Uqam, Entrevues, janvier 2007. Peut-on gagner la guerre en Afghanistan ? Uqam, octobre 2006. L'Afghanistan, un mois après l'extension de la Force internationale d'assistance à la sécurité . Cepes Points de mire, 2006. La FIAS prise entre deux feux, narcotrafic et violences politiques sur le théâtre afghan.
Uqam, 2006. Kaboul, capitale de l'émirat islamique d'Afghanistan .
L’axe du mal : étude d’une rhétorique des relations internationales . par Manon-Nour Tannous. Mai 2008. Mémoire de Master 2 de Relations Internationales,option Politique Internationale, sous la direction de Monsieur Serge Sur.
La croisade contre le terrorisme, lancée le 7 octobre 2001, l’avait été sans définition de lieu ni de temps. Cette lacune est comblée le 29 janvier 2002. Lors de son premier discours sur l’état de l’Union, le président George W. Bush parle d’axe du mal, et il désigne explicitement trois Etats, avec une intensité croissante : la Corée du Nord, l’Iran et l’Iraq, dirigés par des « gouvernements soutenant le terrorisme » et cherchant à « acquérir des armes de destruction massive »1 (Cf. Annexe 1). Ce discours suit l’intervention des Etats-Unis en Afghanistan, et devance la guerre en Iraq. Il est clairement orienté vers l’action. Le Washington Post le qualifie de « permis de chasse illimité »2. Mais ce qui a attiré l’attention d’alors, c’est l’expression d’axe du mal. Cette formule est avant tout une synthèse entre la tradition américaine, et les réflexions tirées des conséquences du 11 septembre. Elle ramène les Américains vers quelque chose de connu, et les projette tout à la fois vers un avenir nouveau. Lire l'intégralité du mémoire en .pdf A propos de l'auteur: Manon-Nour Tannous a suivi un Master 1 de sciences politiques, au cours duquel elle a effectué une étude sur la Syrie actuelle. En Master 2 de Relations Internationales, mention Bien, elle a réalisé ce travail sur la notion américaine d'axe du mal. Elle a également participé cette année à l'organisation d'une semaine de conférences et de manifestations sur le Moyen Orient, dans le cadre de l'association Pollens (ENS Ulm), association dont elle est la secrétaire.
Sortir de la crise européenne en consultant directement les peuples des 27 Etats membres , par Pierre Pascallon, Professeur Agrégé de Faculté, Président du Club « Participation et Progrès ». Juillet 2008.
Union européenne : l’illusion du volontarisme , par JS. Mongrenier pour l'Institut Thomas More. Juillet 2008
Pour une politique de défense au cœur des équilibres euro-atlantiques par JS. Mongrenier. Mai 2008. « Il y a l’OTAN. Qu’est-ce que l’OTAN ? C’est la somme des Américains, de l’Europe et de quelques accessoires. Mais ce n’est pas la défense de l’Europe par l’Europe, c’est la défense de l’Europe par les Américains. Il faut une autre OTAN. Il faut d’abord créer une Europe qui ait sa défense, que cette Europe soit alliée à l’Amérique ». Charles De Gaulle, 1961 A la veille du sommet atlantique de Bucarest (2-4 avril 2008) et à l’avant-veille des soixante années de l’Alliance atlantique, en 2009, le possible « retour » de la France dans les structures militaires intégrées de l’OTAN (participation pleine et entière serait plus juste) alimente débats et discussions dans le « monde de la défense ». Si la chose est parfois présentée comme un débat franco-français, les enjeux ont une dimension européenne et transatlantique : comment organiser les relations entre l’Union européenne et l’OTAN ? Comment permettre l’émergence d’une défense européenne tout en préservant et renouvelant l’alliance entre les « Occidentaux de l’Ancien Monde » et les « Occidentaux du Nouveau Monde » (De Gaulle) ? In fine, c’est la « question d’Occident » qui est posée aux Européens et aux Nord-Américains.
Europe : le déficit symbolique, par Jean-Sylvestre Mongrenier.
Réunis en congrès le 6 février, l’Assemblée nationale et le Sénat français ont ratifié le Traité de Lisbonne. Si le processus est mené à terme par l’ensemble des Etats membres, l’Union européenne aura évité le collapsus et elle entrera alors dans une longue stase au cours de laquelle se mettront progressivement en place de nouveaux équilibres institutionnels. Nonobstant le volontarisme affiché par Nicolas Sarkozy sur les écrans télévisés, le 10 février 2008, on peut en effet douter de la capacité des Européens à se muer en un corps politique pour accéder à la puissance. Ainsi les symboles de l’Union – le drapeau, l’hymne et la devise – ont-ils disparu du traité. Seize Etats membres ont manifesté leur désaccord et signé une déclaration indiquant leur attachement à ces symboles ; la France ne figure pas parmi eux. La discrétion de bien des dirigeants européens sur cette question et leur peu d’intérêt pour la symbolique européenne sont lourds de sens. Pour nombre d’entre eux, le terme d’ « Europe » ne désigne pas un « continent spirituel », selon l’expression de Benoît XVI, mais une « construction » individuo-universaliste censée dépasser par le bas les personnalités et les identités des peuples et des nations que rassemble cette communauté de civilisation.
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Bilan de 4 ans de PSI - Proliferation Security Initiative , de Irving Lewis Le 10 juin 2007, dans un article publié sur son site internet, le journal britannique « The Observer », révélait le démantèlement d’un marché noir de vente d’uranium hautement enrichi, impliquant une société du royaume, à l’Iran avec le Soudan comme point de transit des approvisionnements. Même si ce genre d’information est à prendre avec beaucoup de pincettes, surtout parce qu’il s’agit de la question iranienne, il n’en demeure pas moins vrai que la situation a un air de déjà vu ! Et pour preuve, l’interception d’un navire allemand, le BBC China, en octobre 2003, débouchant sur la découverte de nombreux matériels nucléaires permettant de construire des centrifugeuses, destinées à enrichir de l’uranium, à destination de la Libye, avait alors permis de dévoiler l’existence, l’ampleur et la portée du plus grand réseau clandestin de prolifération nucléaire de l’histoire, mis en place le désormais célèbre scientifique pakistanais,
Abdul Qaader Khan. Pour Washington, l’opération est à mettre au crédit de la Proliferation Security Initiative (PSI). Est-ce également le cas de l’affaire révélée par le quotidien londonien ? On ne le sait pas encore. Peut-être ne le saura t-on jamais ! Ce qui amène à se poser deux questions primordiales à son propos : quatre ans après son lancement, quel bilan dresser de l’initiative ? Quelles sont les perspectives envisageables pour les prochaines années ? Cet article tentera d’y apporter des éléments de réponses.
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Les armées françaises dans le Golfe Arabo- Persique : un avant-poste européen, par JS. Mongrenier.
Venu consolider les liens diplomatiques et militaires avec les régimes arabes sunnites du Golfe Arabo-Persique, George W. Bush a accusé le régime iranien de constituer une « menace pour la sécurité des nations » et d’être le « premier partenaire étatique du terrorisme » (Abou Dhabi, le 13 janvier 2008). Lui-même en déplacement au Moyen-Orient, Nicolas Sarkozy a renforcé le « dialogue politique » avec les pays voisins de l’Iran et signé divers accords de coopération. Au plan géopolitique et géostratégique, l’ouverture d’une nouvelle base militaire française à Abou Dhabi, sur le territoire des Emirats Arabes Unis, est une décision majeure (15 janvier 2008). Elle marque la volonté de renforcer la présence française et européenne sur un théâtre méditerranéen élargi au Moyen-Orient (la « plus grande Méditerranée » de Fernand Braudel), au cœur des enjeux énergétiques et sécuritaires mondiaux. Encore faudrait-il que le discours et les représentations géopolitiques du président français soient à la hauteur des défis.
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Etats-Unis – Pakistan : échec et pat ? par Christophe Buffet. Le Pakistan a fait irruption dans les Primaires américaine à la suite de l’assassinat de Benazir Bhutto le 27 décembre, chaque candidat se targuant soudain de connaître le pays sur le bout des doigts pour prouver sa maîtrise des sujets internationaux. La palme est revenue à John Edwards pour son coup de fil le plus prompt au… Général Musharraf, un « homme personnellement scrupuleusement honnête », suivi de près par Mike Huckabee, inquiet d’une possible poursuite du couvre-feu… en fait levé depuis le 15 décembre. Des propos attribués par le journal Newsday à Hillary Clinton, laissant entendre que l’assassinat de Benazir Bhutto pourrait être une « action interne », ont soulevé les protestations officielles du Pakistan. De son côté, Barack Obama avait précédemment affirmé que les Etats-Unis devraient déplacer le front de la guerre contre le terrorisme d’Irak vers l’Afghanistan et le Pakistan. « Si nous disposons d’informations sur des cibles terroristes de haut rang et que le Président Musharraf n’agit pas, nous agirons nous-mêmes », affirmait-il le 1er août dernier. Il a tenté depuis de nuancer sa position en affirmant son attachement à coopérer pleinement avec le gouvernement Pakistanais pour enrayer la menace d’Al-Qaida. Lire la suite…
L’amitié franco-américaine au cœur des relations transatlantiques Par Jean-Sylvestre MONGRENIER, chercheur associé à l’Institut Thomas More et chercheur à l'Institut Français de Géopolitique (Université Paris VIII Vincennes-Saint-Denis). Article publié en partenariat avec le portail d'information "Fenêtre sur l'Europe". Les 6 et 7 novembre 2007, Nicolas Sarkozy sera en visite officielle aux Etats-Unis. Le président français a la réputation d’être plus en phase avec l’allié américain que son prédécesseur. Il est vrai que la logomachie chiraquienne posait le projet d’« Europe-puissance » en alternative au leadership des Etats-Unis dans le domaine des relations transatlantiques. L’ « homme qui n’aimait pas l’Occident » avait érigé les « Anglo-Saxons » en mythe maléfique pour tenter de construire, de bric et de broc, une identité politique européenne en opposition aux Etats-Unis. Dans l’affaire irakienne, cette diplomatie à l’emporte-pièce a amplifié les effets néfastes de l’unilatéralisme américain, mis en péril les institutions euro-atlantiques et nui à la cohésion des nations de l’Ancien Monde. La crise irakienne ne saurait pourtant masquer la continuité historique des relations franco-américaines. L’amitié entre Paris et Washington – au sens politique de ce terme – conditionne la vitalité et les développements de l’Union européenne et de l’OTAN. Lire la suite... The “opposition” youth movements in Russia… in search of political alternatives By Laurent VINATIER, associate fellow of the Thomas More Institute, director of the Project on Emerging Actors. Alors que la Russie s’apprête à vivre une séquence politique majeure, avec les échéances législatives en décembre prochain puis présidentielles en mars 2008, cette étude, fondée sur des entretiens informels menés à Moscou au mois d’août 2007 (avec des jeunes journalistes, des chercheurs, des députés de la Douma et la plupart des leaders des mouvements de jeunesse russes), témoigne d’une réalité ciblée mais significative et offre une approche original et un regard novateur sur un contexte politique russe à la fois complexe et mouvant. Comprendre et analyser les mouvements de jeunesses russes à la veille de ces élections capitales, c’est mieux appréhender les évolutions possibles à cours et moyen termes. Fidèle à son engagement européen, l’Institut Thomas More choisit de parrainer cette passionnante étude afin que, à l’heure de difficiles négociations avec Moscou, les élites européennes disposent d’outils utiles et pertinents pour une meilleure compréhension du monde politique russe. Le Project on Emerging Actors, quant à lui, fidèle à sa mission de recherches et de dialogue, demeure disponible pour tout approfondissement analytique et complément d’informations sur tous les champs de l’analyse de la vie politique russe. Retrouvez le rapport en français sur : http://www.institut-thomas-more.org/showNews/168 (PDF, 26 pages). Une autre étude, sur Les nouvelles élites du Turkménistan, réalisée par le Project on Emerging Actors est également disponible en français sur : http://www.institut-thomas-more.org/showNews/169 (PDF, 28 pages). L’Europe et la Méditerranée : « Mare nostrum » ? Par Jean-Sylvestre MONGRENIER, chercheur associé à l’Institut Thomas More et chercheur à l'Institut Français de Géopolitique (Université Paris VIII Vincennes-Saint-Denis). Article publié en partenariat avec le portail d'information "Fenêtre sur l'Europe". S’exprimant devant Mohammed VI et les élites marocaines à Tanger, le 23 octobre 2007, Nicolas Sarkozy a lancé aux dirigeants des pays riverains de la Méditerranée un « appel pressant et solennel à bâtir l’union de la Méditerranée ». Alors que ce vague projet était jusqu’à présent perçu par beaucoup d’observateurs comme le moyen de se débarrasser de la candidature turque à l’Union européenne, le président français a évoqué « un grand rêve de civilisation (…) capable de soulever le monde ». Il en a appelé à l’exemple des « Père fondateurs » de l’Union européenne, recourant ainsi à une fausse symétrie entre la communauté de civilisation que forment les peuples et les nations d’Europe d’une part, et l’aire géopolitique méditerranéenne de l’autre, ce vaste espace d’interaction et de confrontation entre continents et civilisations. N’en déplaise aux « storytellers » de l’Elysée, la Méditerranée ne se prête guère aux habituelles topiques sur la « Mare nostrum » et le « dialogue des civilisations ». La Méditerranée et ses prolongements moyen-orientaux constituent la principale zone de tensions au plan mondial et les Européens sont donc aux avant-postes des affrontements géostratégiques globaux. Lire la suite…
Intervention de Leo Michel, Senior Research Fellow, ISS NDU, à l'Université d’été de défense, conférence sur le «Livre blanc» Toulouse, 10-11 septembre 2007 (séance plénière, 10 septembre) The presenter’s views do not necessarily represent the official policy of the Department of Defense or any other U.S. Government agency. Les auteurs du Livre Blanc auront la tâche difficile d’anticiper les effets du maelstrom en Irak sur le futur contexte stratégique des relations transatlantiques. L’Irak représente l’épreuve la plus difficile pour la stratégie, la puissance, et l’influence des Etats-Unis depuis la guerre au Vietnam. En juillet dernier, la Maison Blanche a déclaré dans un rapport au Congrès que les gouvernements des Etats-Unis et de l’Irak partagent les objectifs suivants: « un Irak démocratique capable de se gouverner, de se défendre, de s’occuper de ses besoins essentiels, et de devenir un véritable allié dans la guerre contre la terreur. » Lire la suite…
Eurasie, par J-S. Mongrenier pour Fenêtre sur l’Europe.. Voici plusieurs années que les développements de l’Organisation de Coopération de Shanghaï (OCS) appellent l’attention des observateurs occidentaux. Conduit du 8 au 17 août dernier, l’exercice anti-terroriste "Peace Mission 2007" a mobilisé quelque 6500 hommes et 80 avions issus pour la première fois de tous les pays membres (Russie, Chine, Kazakhstan, Ouzbékistan, Tadjikistan et Kirghizstan). D’aucuns analysent le renforcement de l’OCS, à travers manœuvres et exercices, comme la formation d’un bloc de puissance eurasiatique. Les thuriféraires de l’ "eurasisme" vont jusqu’à imaginer le repli des Etats-Unis sur leur "hémisphère occidental", l’Ancien Monde passant sous la coupe d’un axe Moscou-Pékin. La convergence des rhétoriques sino-russes ne doit pourtant pas occulter les sourdes rivalités à l’œuvre dans ce "milieu des empires" qu’est l’Asie centrale ainsi qu’en Extrême-Orient. Du moins l’agitation dont l’OCS est l’objet nous amène-t-elle à revenir sur l’Eurasie, ce vaste hinterland continental de l’ensemble européen. Lire la suite…
Du Ponant au Levant : Horizons asiatiques, par J-S. Mongrenier pour Fenêtre sur l’Europe. Penser l’Europe, c’est ipso facto penser le Globe et l’Océan mondial. Dans son acception moderne, « l’idée d’Europe, souligne Julien Freund, est contemporaine des grandes explorations des navigateurs qui ont découvert l’Amérique, l’Afrique noire, les Indes et la Chine et l’océan Pacifique. Elle fut le moyen pour les peuples qui ont participé à cette immense entreprise de se donner une identité face à ces continents nouveaux et de se différencier d’eux. L’aventure les conduisit jusqu’à la découverte du monde entier dans sa finitude sphérique ». Politiquement, les Européens ne peuvent céder au « syndrome de Metternich » - c’est à dire privilégier une vision géo-centrée et territoriale des enjeux et des rapports de force – sans renoncer simultanément à ce qui a fait leur grandeur et à ce qui conditionne leur volonté de persévérer dans l’être. En cette nouvelle ère, la formule de Hegel selon laquelle l’Histoire avance d’Est en Ouest semble s’inverser. Réserves de puissance et facteurs polémogènes s’accumulent en Asie, du Proche à l’Extrême-Orient. Lire la suite…
Géopolitiques africaines : les révisions stratégiques occidentales. Par J-S. Mongrenier. Dans son discours de Dakar (Université Cheikh Anta Diop, 26 juillet 2007), Nicolas Sarkozy a utilisé l’expression, quelque peu surannée, d’ « Eurafrique ». La presse africaine a par ailleurs commenté le refus du président français de tout acte de repentance. Nous lui en sommes gré. Les phénomènes de conquête sont ancestraux – Sumer et Akkad sont les premières formations historiques conquérantes – et l’on ne voit pas pourquoi la damnation serait réservée aux derniers en date. La partie du discours présidentiel sur « l’homme africain (qui) n’est pas assez entré dans l’Histoire », « immobile au milieu d’un ordre immuable », est plus discutable. D’abord parce que destin de l’homme occidental, délié de toute instance métaphysique, semble être d’osciller entre mauvaise conscience et autosatisfaction. La « conscience historique » des Modernes ne serait-elle que la Chute sublimée ? Ensuite parce que l’Afrique n’est en rien immobile. Elle est en proie à une accélération de l’histoire, une histoire chaotique et irréductible au « grand récit » du Progrès. Lire la suite…
Table Ronde : "L'Inde, puissance mondiale?", compte-rendu de M. Corgié. Invités de la table ronde organisée par l’IPSE (Institut Prospective et Sécurité de l’Europe), International Focus et le Club Participation et Progrès dans les locaux de l’EBS (European Business School), le 28 juin dernier, le Général LAMBALLE et Monsieur Jean-Joseph BOILLOT ont échangé leurs vues sur l’avenir de l’Inde sur la scène internationale.Chacun des deux intervenants peut se prévaloir d’une vaste et fine connaissance de l’Inde : le Général LAMBALLE, actuellement Consultant international et membre du l'équipe de recherches Asie 21 du groupe Futuribles, a exercé plusieurs missions d’attaché de défense en Inde et dans les pays voisins. De son côté, Jean-Joseph BOILLOT, cofondateur du Euro-Indian Economique et Business Group (EIEBG), a été conseiller financier au sein de l’Ambassade de France à New Delhi et a vécu de nombreuses années sur le territoire indien. Quel sera l’impact de la démographie indienne dans les années à venir ? Quelles conséquences en terme environnemental ? Quelle est l’importance du sentiment d’identité dans l’émergence de la puissance indienne ? Quel est le rôle de l’Inde sur le continent africain ? Autant de questions sur lesquelles les deux intervenants ont été appelés à débattre au cours de la table ronde. Lire la suite… Du Kosovo au nouvel « empire » des Balkans, par J-S. Mongrenier pour Fenêtre sur l’Europe, A l’issue de la guerre menée par l’OTAN contre la Serbie, la résolution 1244 du Conseil de sécurité des Nations unies, en date du 10 juin 1999, a mis en place un régime d’autonomie au Kosovo (« autonomie substantielle », « au sein de la République fédérale de Yougoslavie »). Depuis, cette province serbe est sous la tutelle de la communauté internationale. Présenté le 26 mars 2007, le rapport Martti Ahtisaari recommande une « indépendance sous supervision internationale ». Les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la France ont ensuite préparé un projet de résolution allant en ce sens. Le 16 juillet dernier, la Russie refusait cette perspective. Quatre jours plus tard, le Conseil de sécurité a donc renoncé à soumettre au vote ce projet de résolution. Retour sur ce vestige de l’ancien empire ottoman qu’est le Kosovo, à l’épicentre des tensions balkaniques, dans l’attente d’un « gentlemen’s agreement » entre Russes et Occidentaux. Lire la suite…
Compte-rendu de la réunion avec l’Amiral Dufourcq le 7 juin 2007 Le thème de son intervention était : La place de la Méditerranée dans les relations Euro-Atlantiques.
NATO’s “French Connection”: Plus ça change…? Par Leo Michel, Senior Research Fellow, Institute for National Strategic Studies, National Defense University, Washington, DC. The author’s views do not necessarily represent the official policy of the Department of Defense or any other U.S. Government agency. Avril 2007. Transformation et globalisation de l’OTAN. Débats stratégiques et enjeux géopolitiques après le sommet de Riga. Par Jean-Sylvestre Mongrenier, Chercheur associé à l’Institut Thomas More, Chercheur à l’Institut Français de Géopolitique (Université Paris VIII). Une co-publication Institut Thomas More – Institut de Prospective et de Sécurité en Europe (Cahier N°88, janv-mars 2007).
Débat : Quelle ambition pour l'avenir de l'Europe ? L'Institut Prospective et Sécurité de l'Europe (IPSE) a demandé à Sylvie Goulard, présidente du Mouvement européen France, et Alain Terrenoire, président de l'association Pan Europe, d'exposer, le 24 avril 2007 à Paris, leurs vues sur les 50 dernières années de construction européenne et l'avenir de l'Union.
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